Actualités
L’essor des nouveaux usages de la photographie sur mobile
Lundi 20 février 2012
Selon le cabinet NPD, en 2011, 27% des photos numériques prises aux États-Unis, l’ont été par des smartphones (17% en 2010).
Les caractéristiques techniques des capteurs présents dans les smartphones les rapprochent progressivement des appareils compacts avec des résolutions de 8 et bientôt 16 mégapixels. En France, près de la moitié des appareils photo numériques vendus en 2011 proposent une résolution égale ou supérieure à 14 mégapixels. Les smartphones devraient aussi bientôt bénéficier de d’optiques autofocus économes en énergie pour leur permettre d’effectuer une mise au point automatique.
Au-delà des seules performances techniques, certaines fonctions présentes sur les smartphones permettent de développer de nouveaux usages ou de nouvelles formes de diffusion pour les images. Ainsi, à la différence de la plupart des appareils photos numériques, les smartphones permettent d’envoyer directement sur Internet ou les réseaux sociaux ainsi que de géopositionner les photos. Ainsi, les usages photographiques des smartphones ont été stimulés par des nouvelles générations d’applications qui permettent de les partager sur les réseaux sociaux dont certains ont été spécifiquement conçus pour fédérer des communautés photographes amateurs. C’est le cas d’Instagram et PicPLz qui proposent, en outre, des filtres afin de diversifier les effets visuels. Lancé en octobre 2010, Instagram comptait un an plus tard plus de 15 millions d'utilisateurs. 400 millions d'images ont déjà été postées sur Instagram.
Parallèlement aux réseaux sociaux d’amateurs de photographies, une nouvelle tendance a vu le jour, celle des réseaux photographiques «thématiques». C’est le cas de Food Reporter qui permet aux amateurs de gastronomie d’échanger des images géolocalisées accompagnées de commentaires sur leurs plats favoris.
En plus des améliorations des systèmes de prise de vue, de nouveaux outils logiciels accompagnent la photographie numérique sur les supports mobiles. C’est le cas des versions simplifiées des logiciels traditionnels de retouche et de traitement d’image comme Photoshop. Des outils spécifiquement adaptés au traitement d’image sur écrans tactiles ont aussi été développés. Ainsi, la société canadienne Factyle a mis au point l’application Cinemagram pour créer en quelques secondes des photos dont une partie seulement est animée. Ces images, sauvegardées sous forme de Gif animés, sont ainsi appelées des cinémagraphes. À partir d’une courte vidéo, l’utilisateur choisit quelle partie de l'image il souhaite animer en traçant sur l'écran la portion qu’il désire voir s’animer (Source : TechCrunch).
À l’inverse, des applications sur smartphones permettent désormais d’éliminer en quasi-temps réel des éléments de l’image qui sont jugés indésirables par l’auteur de la prise de vue. C’est le cas de l’application Scalado qui permet d’éliminer les éléments en mouvement présents sur une photo (par exemple des passants) (Source : Huffington Post).
D’autres innovations dans la prise de vue pourraient aussi intégrer les smartphones. C’est le cas des nouvelles générations d’objectifs dits «plénoptiques» qui permettent de prendre une photo sans effectuer de mise au point préalable. Le système de micro-lentilles mis au point par la société Lytro permet de sélectionner, après la prise de vue, la zone à rendre nette. Cette zone peut être un visage au premier plan ou un détail situé dans l’arrière-plan de la photo. (Voir vidéo). Cette technologie qui intéresse l’ensemble des fabricants de smartphones ne concerne pour l’instant que les seuls appareils compacts (Source : Slashgear).
Voir aussi :
Partager ses plats et restaurants favoris sur mobile
Une application collaborative pour interpréter les photos prises par les déficients visuels